Nouvelles de la campagne et recommandation spéciale 
 
Bienvenu à la cinquième édition du Chat de l’Année de la chauve-souris (YOB), réalisée par le PNUE/CMS dans l'anglais, l'espagnol et le français. 
 
Le Cinquième Chat de l’Année de la chauve-souris cible l'état de conservation des chauves-souris, ainsi que les activités liées à ces animaux organisées dans la région Asie-Pacifique. Il met l’accent sur l'état de ces animaux en Asie et dans le Pacifique. Sept articles reflètent différents angles d’approche sur la conservation et des défis. Découvrez comment l’image des chauves-souris change au cours de leur voyage et à travers les nombreux pays qu’elles visitent chaque année. 
 
Note: Les opinions exprimées dans les articles ne sont pas forcément celles du Secrétariat de la CMS. 
 
 
 
Enregistrement en ligne et carte des évènements 
La célébration des chauves-souris suscite encore de l’intérêt dans le monde entier ... 
 
Ainsi, davantage d’évènements ont été enregistrés grâce à notre système d’enregistrement en ligne. Notre site Internet présente de manière attrayante 116 évènements facilement consultables. 
Une touche personnelle 
Afin d’encourager davantage de personnes à aider les chauves-souris, partagez avec nous votre histoire unique avec ces animaux. Nous aimerions publier les expériences personnelles de nos lecteurs avec les chauves-souris, que ce soit un évènement auquel vous avez participé, une chauve-souris que vous avez secourue ou la visite d’une grotte de chauves-souris. Une newsletter spéciale va être publiée avec les expériences personnelles des amis des chauves-souris du monde entier. Envoyez la vôtre en 100 mots maximum à yearofthebat@cms.int 
 
La région ciblée lors de la prochaine newsletter de l’Année de la chauve-souris sera l’Afrique. Nous avons hâte de recevoir vos histoires ! 
 

Serveur, il y a une chauve-souris dans mon riz ! 
Rapport de mission de l’Ambassadeur de la CMS Ian Redmond 

J’aime les chauves-souris. C’est vrai que je ne les ai jamais étudiées formellement, mais j’ai travaillé avec des chiroptérologues lors d’expéditions et j’ai une fois accepté une invitation à dîner dans un village isolé en Papouasie Nouvelle Guinée où il y avait de la roussette au menu (bon ragoût, mais la viande a vraiment un goût d’aisselle de chauve-souris !). Par ailleurs, j’ai vécu dans une grotte pendant six mois au Kenya à étudier les éléphants et j’ai partagé la grotte avec des milliers de roussettes qui claquent la langue et d’autres espèces de chauves-souris insectivores dont le chemin pour sortir de la cave passait juste au-dessus des rochers où je campais. C’était donc comme avoir une cérémonie en vol tous les soirs au crépuscule. 
Hier, toutefois, j’ai eu une rencontre plus rapprochée que prévue avec une chauve-souris asiatique. Je suis à Sumatra pour prendre quelques ‘panos’ (photographies panoramiques sphériques) pour l’écotourisme virtuel, un nouveau concept d’éducation à la conservation (www.vEcotourism.org). Bien que les primates et les éléphants soient mon but principal, parce que c’est l’Année de la chauve-souris à la CMS, j’ai promis de chercher un repère de chauve-souris afin d’effectuer un pano entouré de chauves-souris en train de voler (soyez à l’affût de cette photo dans les semaines à venir). Lors du dîner à notre hôtel près du lac Toba, c’est une rencontre d’un autre genre qui s’est produite. Je m’amusais à observer une chauve-souris insectivore assez grande virevoltant dans la salle à manger ouverte qui réduisait efficacement le nombre de moustiques autour des lampes du plafond. Certains clients tressaillaient lorsqu’elle voletait à côté d’eux ; un homme essaya de l’écraser avec sa sandale, un autre avec un menu. J’étais sur le point d’intervenir mais, en voyant à quel point la chauve-souris évitait facilement les humains maladroits, virevoltant au travers des tapes plutôt lentes, je décidai de finir mon repas (un poisson du lac en train de grésiller dans une assiette chaude avec du riz en accompagnement). Soudain, une chauve-souris s’écrasa dans mon riz et rendit l’âme, ou peut être qu’elle rendit l’âme et s’écrasa dans mon riz. Au début, je pensai qu’un des clients avait réussi à atteindre sa cible mais non, tous les observateurs convinrent que la chauve-souris s’était juste effondrée dans mon assiette. J’eus à peine eu le temps de remarquer que c’était un rhinolophe quand, avant que je puisse la regarder de plus près, le serveur s’en empara par le bout des ailes et la jeta par-dessus le balcon dans le jardin en contrebas, avant même que j’ai eu le temps de prendre une photo ! Et lorsque je la cherchai plus tard, elle n’était plus là, probablement mangée par l’un des chats maigres à courte queue de l’hôtel. 
 
Alors pourquoi une chauve-souris apparemment en bonne santé est-elle littéralement tombée raide morte en plein vol ? Bon, j’ai réfléchi, cela pourrait être une quelconque maladie mortelle (j’ai donc demandé une nouvelle assiette de riz !), mais d’un autre côté, cela pourrait être tout simplement la vieillesse : il y a des millions de chauves-souris dans le monde et chacune doit mourir un jour, mais les chances sont plutôt minces d’avoir une chauve-souris qui meurt à l’instant exact où sa trajectoire finale la fera chuter dans le dîner d’un Ambassadeur de la CMS, surtout au cours de l’Année de la chauve-souris.  
© Maria Hoffmann 
Cependant, la réaction des autres clients indique précisément en quoi l’Année de la chauve-souris est si nécessaire : la plupart des gens sont toujours effrayés et révulsés par les chauves-souris plutôt qu’émerveillés et impressionnés et ils les détestent au lieu de les apprécier pour leur agilité aérienne et leur consommation d’insectes potentiellement dangereux. Ainsi, lorsque je trouverai un repère de chauves-souris et que je prendrai un pano, j’enverrai le lien au serveur afin qu’il porte un nouveau regard sur les visiteurs volants de la salle à manger de l’hôtel. 
 
 
Lien supplémentaire : 
Virtual Ecotourism 
 

Australie : la roussette à tête grise menacée 
Par Nick Edards, Batwatch Australia 

La roussette à tête grise (Pteropus poliocephalus), que l’on trouve uniquement dans l’Est de l’Australie, est l’une des plus grandes chauves-souris au monde. Du fait d’un déclin rapide des populations et du taux élevé de perte des habitats dans les années 1990, elle apparaît sur la Liste Rouge de l’UICN en tant qu’espèce menacée d’extinction. Par ailleurs, l’espèce est protégée par la loi EPBC (loi du Commonwealth d’Australie). 
 
Les roussettes à tête grise vivent en groupes dans des camps et le nombre d’animaux par lieu varie grandement au fil du temps car ils changent d’endroit en réaction à de nombreux facteurs, dont la disponibilité des ressources alimentaires locales. Des recherches révèlent que, alors que certains animaux peuvent passer presque toute leur vie dans une région spécifique, d’autres se déplacent librement dans toute l’aire de répartition qui s’étend sur plus de 2000 km. 
 
Cette existence nomade peut causer l’apparition soudaine d’un grand groupe d’animaux dans un endroit précis. Souvent, des personnes se plaignent du fait que les roussettes à tête grise ”envahissent” un territoire et ne devraient donc pas être classées dans la catégorie des espèces menacées d’extinction. Toutefois, ces affirmations ne reflètent pas la réalité car l’arrivée d’un grand groupe d’animaux dans un lieu sera compensée par la disparition d’autant d’animaux à un autre endroit. 
© Nick Edards 
Lorsqu’un grand nombre de roussettes établissent leur camp dans une zone urbaine, elles attirent souvent de nombreux avis qui appellent à éliminer ou disperser (expulser) les chauves-souris. D’autres personnes demandent à ce que l’on ne dérange pas ces dernières. La dispersion fonctionne en utilisant du bruit ou d’autres méthodes pour tenter de faire fuir les animaux hors de leur habitat de manière permanente. Cette approche serait apparemment un moyen efficace de se débarrasser des chauves-souris dans certaines zones. En pratique, les dispersions sont souvent des échecs. 
Les changements de politiques du gouvernement fédéral australien vont probablement entraîner la mise en place de davantage de dispersions à l’avenir. À ce jour, les impacts des dispersions sur le taux de reproduction de l’espèce sont très peu compris. Les effets sur le long terme d’une dispersion (sans parler des effets combinés de dispersions multiples) ne seront peut-être pas déterminés avant de nombreuses années. 
© Nick Edards 
Quand les sources d’alimentation naturelles sont rares, les roussettes essayent parfois de se nourrir de fruits dans les verges commerciaux où elles peuvent se faire tirer dessus. Alors qu’une instance australienne régionale travaille activement à réduire le nombre de chauves-souris tuées dans les vergers, une autre prévoit de réintroduire le droit de chasse bien qu’il y ait un consensus général sur le fait que cette pratique soit à la fois largement inefficace et cruelle. De nombreux animaux meurent lentement de leurs blessures. Comme les massacres se produisent à la même période où les petits sont élevés, les jeunes orphelins se retrouvent seuls à mourir de faim ou de soif. 
 
La roussette à tête grise a devant elle un avenir incertain et il faudra que les groupes de conservation et de défense des animaux soient très convaincants pour s’assurer que les ressources nécessaires sont mobilisées afin de garantir que l’espèce reste viable sur le long terme. 
 
Batwatch Australia se consacre à la protection des roussettes indigènes face aux menaces contre leur conservation et leur bien-être. 
Liens supplémentaires : 
SPRAT (Species Profile and Threats : Profil et menaces des espèces) du gouvernement fédéral australien répertoriant l’espèce http://www.environment.gov.au/cgi-bin/sprat/public/publicspecies.pl?taxon_id=186 
 
Nouveaux articles sur la réintroduction de la chasse dans l’État du Queensland 
 
Pages du gouvernement de l’État du NSW sur la suppression progressive de la chasse dans certaines des régions (pas toutes) du New South Wales http://www.environment.nsw.gov.au/animals/flyingfoxes.htm 
 
Page du HSI sur la chasse. Elle a été réalisée avant l’interdiction de tirer dans le NSW mais elle contient des liens intéressants vers des articles qui expliquent le sujet plus en détail. 
 
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter : batwatch.australia@sent.com 

La situation désespérée des pollinisateurs naturels du Queensland 
Par Denise Wade, Vice-présidente, Bat Conservation and Rescue Qld. Inc. 

© Denise Wade 
Bien que le sud-est du Queensland abrite une population non négligeable de roussettes, leur 
nombre ne cesse de diminuer. Les renards volants à lunettes sont répertoriés comme « vulnérables » dans le cadre de la Loi de 1999 du Commonwealth sur la protection de l'environnement et la conservation de la biodiversité (Loi EPBC). Depuis 2008, l’espèce est classée « vulnérable » sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. En décembre 2001, la roussette à tête grise était également classée « vulnérable » par la loi du Commonwealth sur la protection de l'environnement et la conservation de la biodiversité. Les roussettes sont confrontées à de nombreux dangers dans l’Australie moderne, tels que les fils barbelés et les filets qui protègent les arbres fruitiers dans les jardins, les attaques de chiens, les collisions avec les voitures, l’électrocution sur les lignes à haute tension, la chasse illégale, la persécution des colonies et la destruction de leurs habitats. Ces dangers humains sont aggravés par des menaces naturelles, comme les prédateurs, ainsi que les floraisons saisonnières ratées, ou encore les évènements climatiques extrêmes tels que les cyclones ou les vagues de chaleur ou de froid. 
Chaque année, des milliers de roussettes souffrent d’une mort violente en Australie prises dans les barrières de barbelés ou capturées dans les filets installés dans les jardins. Les roussettes sont généralement considérées comme une espèce nuisible et ce point de vue a été renforcé par les médias et le gouvernement d’un des États fraîchement élu qui songe à réintroduire la chasse aux roussettes comme méthode légale de protection des cultures. 
 
Le rôle que jouent les roussettes dans la dissémination des graines et la pollinisation de nos forêts ne doit pas être sous-estimé. Elles ont développé une relation symbiotique avec les forêts australiennes qui dure depuis des millions d’années et garantissent que nos forêts restent en bonne santé et variées. Les gouvernements d’État n’ont jamais accepté de reconnaître le rôle vital des roussettes. 
© Denise Wade 
Ces pollinisateurs essentiels pour les forêts australiennes sont injuriés et persécutés où qu’ils s’installent. La peur infondée et irrationnelle de maladie a joué un rôle central dans la diffamation des roussettes dans le pays. 
 
Les roussettes sont les jardinières des forêts australiennes mais on leur accorde très peu de protection et leur avenir n’est pas du tout garanti. 
 
 
Lien supplémentaire : 
Bat Conservation and Rescue Qld. Inc. 
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Denise Wader: vicepresident@bats.org.au  

Chine : Garder la « bonne chance » 
Par Jianhong Xia 
Magazine Nature & SciTech, en collaboration avec le Musée des Sciences et Technologies de Shanghai 

En 2011, j’ai visité le sud des Philippines où des habitants locaux m’ont emmené dans une grotte de chauves-souris sur l’île de Samal. La grotte abrite la plus grande colonie de roussettes de Geoffroy (Rousettus amplexicaudatus) connue au monde avec une population d’1,8 millions. Toutes les chauves-souris s’accrochent aux murs de la grotte comme des feuilles noires. 
En tant que journaliste écologiste et rédacteur du magazine Nature and SciTech, j’ai décidé d’aider à sensibiliser le public à la conservation des chauves-souris. Dans le même temps, j’ai eu l’occasion de rencontrer puis d’interviewer deux étudiantes, Ambre Graham et Lindsey George de l’Université Christopher Newport (CNU) en Virginie, aux États-Unis, qui ont toutes les deux étudié cette espèce sur l’île de Samal. En faisant des recherches sur Internet, je suis tombé sur la campagne 2011-2012 de l’Année de la chauve-souris organisée par la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), sous l’égide du PNUE, et l'Accord sur la conservation des populations de chauves-souris d'Europe (EUROBATS). 
Rousettus Amplexicaudatus  
© Jianhong Xia 
L’Année de la chauve-souris m’a fait découvrir un tout nouveau monde ! Je me suis rendu compte que les chauves-souris étaient des animaux vraiment intelligents. Bien qu’elles soient très utiles aux humains, elles sont menacées par les activités de ces derniers. En fait, dans la culture chinoise, le mot « chauve-souris » (Bianfu) signifie « Bonne chance », « fu ». Les chauves-souris sont liées à la culture, à l’environnement et aux sciences. J’ai soulevé le sujet auprès de mon patron et je l’ai persuadé de faire de l’Année de la chauve-souris le thème du numéro de juillet du magazine. 
Dr. Merlin Tuttle, Ambassadeur de l’Année de la chauve-souris et l’un des plus éminents scientifiques et spécialistes des chauves-souris 
© Jianhong Xia 
au monde, y a rédigé un article sur les services écologiques réalisés par ces mammifères volants, comme la pollinisation, la lutte antiparasitaire et la fertilisation. Ambre Graham et Lindsey George ont partagé leurs dernières découvertes sur le comportement des roussettes aux Philippines. Ambre décrit le comportement de reproduction de cette espèce. L’animal donne naissance tout en étant suspendu la tête en bas. Lindsey a étudié leurs habitudes de toilettage et a découvert qu’ils faisaient cela pour rester en bonne santé. Dr. Jinshuo Zhang a partagé ses histories de chauves-souris avec mon public. Il travaille non seulement en tant que chercheur, mais également en tant qu’éducateur au Musée national de zoologie de Chine. 
 
Dans son article, le jeune spécialiste a par ailleurs mentionné l’impact de la gestion imprudente des grottes de chauves-souris par les agences de tourisme locales. 
 
Le magazine célèbre l’Année de la chauve-souris en organisant et en publiant des articles, permettant ainsi au public de comprendre et d’apprécier à leur juste valeur ces créatures fascinantes. Nous espérons que « fu », bonne chance en mandarin, sera conservé à jamais. 

Malaisie : Terangganu interdit la chasse aux roussettes 
Par Sheema Abdul Aziz, Rimba 

Les scientifiques de Malaisie diffusent la bonne nouvelle selon laquelle le gouvernement de l’État de Terengganu a convenu de protéger les roussettes. Terangganu est le troisième État à interdire la chasse aux Pteropus après Sarawak en 1998 et Johor en 2010. Rimba, qui signifie ‘jungle’ en malais, est un groupe de biologistes qui mènent des recherches sur les espèces et les écosystèmes menacés de Malaisie. Ce groupe de recherches à but non lucratif a été fondé en Malaisie en novembre 2010. 

© Anuar McAfee 
En fin d’année dernière, Rimba a fait pression sur le gouvernement de l’État de Terengganu, dans la péninsule malaisienne, afin d’interdire l’émission de licences pour chasser les roussettes dans l’État. Les populations des deux espèces vivant en Malaisie, la rousette de Malaisie continentale (Pteropus vampyrus), connue 
également sous le nom de roussette géante, et la roussette des îles (P. hypomelanus) sont en train de diminuer. Grâce au Peninsular Malaysia’s Wildlife Conservation Act 2010, les roussettes peuvent être chassées légalement toute l’année avec une licence du ministère de la faune sauvage et des parcs nationaux (PERHILITAN). Il n’existe aucune restriction annuelle quant au nombre de licences. 
 
Inquiets du nombre de roussettes tuées par les chasseurs pour la nourriture, la médecine, le sport et le plaisir, Rimba a soumis une proposition soulignant l’importance des roussettes, les services qu’elles rendent aux écosystèmes et aux personnes et les menaces auxquelles elles sont confrontées dans le pays. 
 
Après que l’interdiction est devenue effective à la mi-février, le PERHILITAN de Terengganu a arrêté d’émettre des licences pour chasser les roussettes. Rimba a également recommandé que les autorités améliorent le suivi et la répression et surveillent les abris et les habitats importants des roussettes, tels que les marais, pour les protéger. L’autorité de la faune sauvage n’a pas encore donné suite à ce sujet. 
© Anuar McAfee 
Rimba souhaite s’embarquer dans davantage de recherches sur le rôle des roussettes et autres chauves-souris frugivores en termes de pollinisation et de dispersion, mais également de chasse et de commerce de ces chauves-souris. Rimba aimerait également contribuer à l’atténuation et à la gestion des dommages des plantations de fruits et des maladies zoonotiques impliquant les chauves-souris. 
 
Notre groupe de recherches prévoit de faire pression sur d’autres gouvernements d’États de Malaisie péninsulaire afin de suivre l’exemple de Terengganu. Bien qu’une étape importante ait été franchie avec l’interdiction de chasse, d’autres défis sont à relever. Alors que ces chauves-souris migrent à travers les frontières internationales vers la Thaïlande, où la chasse est déjà illégale, et Sumatra (en Indonésie) à la recherche d’arbres fruitiers et d’arbres à fleurs, ainsi que de nouveaux site de repos, il faut mettre en place une coopération régionale afin de protéger et de conserver efficacement ces chauves-souris. 
 
 
Lien supplémentaire : 
Vous pouvez trouver de plus amples renseignements sur notre site Internet : 
Ou contacter Sheema Abdul Aziz ; email :sheema@myrimba.org 

Nouvelle-Zélande : promotion des activités éducatives en vue de conserver les chauves-souris 
Par Ben Paris, Conseiller cadre en biodiversité, Conseil d’Auckland 

© Christina Stewart 
Deux espèces de chauves-souris endémiques vivent en Nouvelle-Zélande, la chauve-souris à queue longue (Chalinolobus tuberculatus) et la chauve-souris à queue courte (Mystacina tuberculata) et les deux sont des espèces en danger critique d’extinction. Ce n’est que relativement récemment que l’on a découvert que des populations de chauves-souris à queue longue survivaient à la périphérie de certaines de nos villes. C’était l’occasion unique d’impliquer la population urbaine dans la sauvegarde des chauves-souris. 
 
Hamilton city est l’une des rares villes de Nouvelle-Zélande à continuer à soutenir une population résidente de chauves-souris à queue longue. Project Echo a commencé en 2009. C’est un programme de conservation mené par plusieurs agences qui cible la protection des populations urbaines de chauves-souris à queue longue et l’éducation des hommes à leur sujet. Project Echo a pour objectif de collecter des informations sur la répartition des chauves-souris dans Hamilton city. Ce projet pourrait devenir un travail continu pour protéger les arbres où nichent les chauves-souris et contrôler les prédateurs. 
Les excursions nocturnes ont eu lieu 16 fois avec 317 participants au total âgés de 5 à 70 ans. Les chauves-souris sont les principales attractions de cette excursion mais elle inclue également les vers luisants, les araignées, les chouettes et les anguilles. Une étude réalisée par le musée Waikato a révélé que plus de 50 pour cent des participants ne savaient même pas que la Nouvelle-Zélande ou Hamilton avaient des chauves-souris mais, après l’excursion, plus de 90 pour cent vérifieront si un arbre abrite des chauves-souris avant de l’abattre. Ces excursions ont permis à la communauté de postuler pour financer leur propre détecteur de chauve-souris pour leur propre recherche scientifique citoyenne. Les écoles et instituts techniques locaux ont donné de leur temps afin de fabriquer et d’installer des nichoirs à chauves-souris communautaires. À ce jour, aucun des nichoirs n’a été occupé (les plus vieux ont été installés il y a 18 mois) mais Project Echo expérimente divers types de bois, de conception et de lieu afin de déterminer ce que les chauves-souris de Nouvelle-Zélande peuvent aimer. 
À Auckland, le « mouvement des chauves-souris » semble se propager grâce au bouche à oreille. NZ Batman, le porte-parole des chauves-souris, s’est exprimé lors des réunions de divers groupes communautaires, de conférences internationales et de groupes scolaires. Les groupes scolaires sont les plus réceptifs avec plus d’une centaine d’enfants excités âgés de 6 à 10 ans qui sont maintenant de fervents défenseurs des chauves-souris après la présentation d’NZ Batman. De nombreuses lettres et dessins d’écoliers montrent qu’ils sont à présent de grands fans des chauves-souris et les enseignants nous disent qu’ils ne peuvent plus s’arrêter de parler de ces dernières. Même les citoyens âgés d’Auckland, auxquels NZ Batman a parlé dans des parcs et clubs, sont fascinés de découvrir que des chauves-souris vivent dans leur ville. 
© Maria Galbraith 
Des études récentes sur ces animaux menées par le Conseil de la ville ont découvert dans la région de nouvelles populations de chauves-souris inconnues jusqu’alors. Cela prouve qu’il y a tellement de travail à faire en termes de conservation des chauves-souris et de sensibilisation du public qu’il faut tenir la population informée afin qu’elle sache comment elle peut aider. 
 
 
Liens supplémentaires : 
Cliquez ici pour télécharger la fiche de renseignements 
Visitez notres sites Internet : www.facebook.com/projectecho OU www.facebook.com/nzbatman 
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter : Ben Paris, email : Ben.Paris@aucklandcouncil.govt.nz 
 
 

Taïwan: Les chauves-souris, symbole de chance en Chine 
Par Chao-Lung Hsu et Hsiao-Wen Chiu, Bat Conservation Society of Taipei 

À Taïwan, la plupart des gens associent les chauves-souris à la chance. Les chauves-souris sont présentes dans l’art chinois, dont les peintures, les meubles, les bijoux, les décorations, les temples et même la vaisselle. Elles sont omniprésentes. Dans la culture chinoise, les chauves-souris ont longtemps été célébrées comme porteuses de chance et de bonheur. Le symbole chinois « wu-fu », symbole de bonheur, est composé de cinq chauves-souris stylisées. 
 
Les habitants de Taïwan savent que « wu-fu » signifie « cinq chances », les cinq plus grands vœux d’une vie humaine. Toutefois, à cause d’une mauvaise perception dans les médias, les chauves-souris évoquent maintenant des images de vampires. 
Afin de célébrer l’Année de la chauve-souris et de sensibiliser les populations à leur sujet, la Société des chauves-souris de Taipei (BCST : Bat Society of Taipei) organise de nombreuses activités éducatives autour des chauves-souris cet été. 
 
Plus de 500 personnes, jeunes et moins jeunes, ont rejoint l’activité estivale la plus populaire à Taipei, le « Lucky Taipei 2012, Bat Watching Festival » [NdT : Taipei Chanceux 2012, Festival d’observation des chauves-souris]. L’évènement est organisé conjointement avec le Bureau de la protection des animaux de la ville de Taipei au temple Prince of Yanping Command (Koxinga) à Nei-hu. Les participants profitent d’un cours d’une heure et demie sur les chauves-souris avant d’aller faire une petite balade pour observer ces animaux. 
 
La proximité du plus célèbre abri de chauves-souris est la raison pour laquelle cet évènement unique se tient ici : l’habitat, un ponceau autour des montagnes, a été construit après qu’un typhon a frappé Nei-hu à Taipei. En 2007, des milliers de chauves-souris à ailes longues (Miniopterus schreibersii) se sont installées ici. Elles peuvent parcourir plus de 200 km par nuit et migrer vers d’autres pays. La phyllostomidae taïwanaise (Hipposideros armiger terasensis), la plus grande chauve-souris insectivore de Taïwan, vit également ici. 
 
Par ailleurs, le Zoo de Taipei et la BCST organisent des colonies de vacances sur le thème des chauves-souris au cours desquelles les jeunes peuvent non seulement en apprendre davantage sur ces animaux mais également agir pour la bonne cause : construire des nichoirs à chauves-souris. Le Zoo de Taipei et la BCST vont débuter un projet avec pour objectif de construire plus de 200 nichoirs à chauves-souris cet été. La BCST aide à installer des nichoirs à chauves-souris dans les écoles élémentaires de Taïwan pour contribuer à la sensibilisation et aux recherches. Les professeurs s’engagent à effectuer un suivi. 
 
Un voyage d’observation des chauves-souris a déjà été organisé avec succès à Rui-fang, dans Nouveau Taipei. Jusqu’à trente adolescents ont participé au voyage et ont pu voir plus de 300 000 chauves-souris à ailes longues femelles réunies dans une grotte afin de mettre bas. Les chauves-souris peuvent être observées uniquement depuis l’extérieur de la grotte et dans le parc à chauves-souris au cours de l’été. 
© Chao-Lung Hsu 
© Chao-Lung Hsu 
© Chao-Lung Hsu 
 
Grâce à une collaboration entre le Musée national des sciences naturelles, le Zoo de Taipei et la BCST, une exposition sur les chauves-souris a eu lieu au zoo. Elle a débuté en mai et devait durer pendant toute l’Année de la chauve-souris. Cependant, face au succès écrasant, elle sera peut être prolongée jusqu’en mai 2013. 
 
Grâce à ces activités, la Société de conservation des chauves-souris de Taipei espère non seulement diffuser des faits scientifiques sur les chauves-souris, mais également familiariser les gens, en particulier les jeunes, avec la culture traditionnelle autour de ces animaux. 
 
 
Lien supplémentaire : 
Pour de plus amples renseignements:: http://www.batinfo.org 
ou veuillez contacter Chao-Lung HSU: chaolung@batinfo.org 

Lecture recommandée 

Visitez le site officiel de l'Année de la chauve-souris, suivez l’Année de la chauve-souris sur Facebook www.facebook.com/yearofthebat ou envoyez un courriel à : yearofthebat@cms.int 
 
Engagez-vous aussi pour l'Année de la chauve-souris et aidez-nous à maintenir nos précieux écosystèmes. 
 
Nous espérons que vous avez apprécié la lecture du Chat de l’Année de la chauve-souris et nous réjouissons de vos histoires personnelles de chauve-souris. 
Meilleurs vœux et à la prochaine. 
L' équipe de l’Année de la chauve-souris 
 
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